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Vol retardé ou annulé : les étapes clés pour se faire indemniser

Vous avez déjà l’esprit déjà en vacances, vos valises sont bouclées et vous avez votre passeport en main… et patatras, votre vol est annoncé avec un retard interminable ou tout simplement annulé. Heureusement, la réglementation protège les passagers contre ce type de scénario qui a de quoi gâcher un départ. 

Voici la marche à suivre pas à pas pour percevoir l’indemnisation qui vous est due.     

1. Vérifier l’éligibilité de votre vol 

En Europe, les règles sont fixées par le règlement (CE) n° 261/2004. Selon la distance du trajet, vous pouvez prétendre à une indemnisation vol retardé dont l’indemnité forfaitaire peut aller de 250 € à 600 €, si : 

  • Votre vol a au moins trois heures de retard à l’arrivée. 
  • Votre vol est annulé moins de 14 jours avant le départ.
  • La responsabilité de la compagnie est directement engagée suite à un problème technique ou une grève du personnel navigant, contrairement aux événements météo extrêmes ou aux grèves du contrôle aérien. 

2. Rassembler toutes les preuves

Votre dossier doit être irréprochable afin que votre demande aboutisse. Pour cela, pensez à conserver soigneusement les documents suivant : 

  • Votre carte d’embarquement : pensez aussi à votre confirmation de réservation. 
  • Une attestation de retard ou d’annulation : prenez en photo le panneau d’affichage ou demandez-la au comptoir de la compagnie. 
  • Les factures des frais imprévus : repas, rafraîchissements, nuit d’hôtel, taxi, tout ce qui a été engendré par l’attente. 

3. Déposer la réclamation auprès de la compagnie

Via son formulaire en ligne dédié ou par lettre recommandée avec accusé de réception, adressez votre demande directement au service client de la compagnie aérienne. Pensez à joindre tous les justificatifs, citez le règlement CE 261/2004 et exposez clairement les faits. 

À noter : en plus de l’assistance sur place (repas et hébergement), la compagnie est également tenue de vous rembourser votre billet ou de vous proposer un vol d’acheminement alternatif.

4. Activer un recours en cas de refus ou de silence 

Plusieurs options s’offrent à vous si la compagnie rejette votre demande ou ne répond pas sous deux mois : 

  • la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) : signalez-leur l’infraction. 
  • Le Médiateur du Tourisme et du Voyage : contactez-les pour tenter une résolution à l’amiable. 
  • Mandater un service spécialisé : ce service va gérer les démarches juridiques à votre place en prélevant une commission uniquement en cas de succès. 

Un vol perturbé reste une mauvaise surprise. Pour maximiser vos chances de transformer cette situation en compensation financière, il vous faut agir avec méthode et réactivité.